Les témoignages de Christophe Colomb, de George Washington et d'Abraham Lincoln, tous chrétiens de différentes confessions, soutiennent la prophétie du Livre de Mormon selon laquelle Dieu influencerait la liberté de l’Amérique pour préparer le Rétablissement. De plus, les traditions anciennes, de l’Alaska jusqu'au Chili, concernant le Grand Dieu blanc servent de preuve que la visite de Jésus aux Amériques est une histoire vraie.
En ces jours où beaucoup remettent en question l’existence de Dieu, une voix claire s'élève de l’hémisphère occidental, témoignant en termes incontestables qu’il vit !
Ce n’est en aucun cas une voix faible qui peut être ignorée. C’est la voix collective de millions de personnes ; certaines parlant depuis le passé, mais beaucoup s'exprimant maintenant en cet âge atomique.
L’ancienne Amérique, l’Amérique de Christophe Colomb, l’Amérique de la guerre d’Indépendance, l’Amérique de la guerre de Sécession et l’Amérique d’aujourd’hui se joignent en un témoignage uni de cette grande et réconfortante vérité : Dieu vit, et Jésus de Nazareth est son Christ.
Commençons par le témoignage de Colomb, qui a découvert cette terre. Il a témoigné non seulement de la réalité de Dieu dans sa vie, mais il a déclaré aussi qu’il avait été guidé par un pouvoir divin dans son voyage de découverte.
Jacob Wassermann, dans son livre Christophe Colomb, le Don Quichotte de l'océan, cite le découvreur disant : « Le Seigneur fut bien disposé envers mon désir et il m’accorda courage et compréhension ; il me donna en abondance la connaissance de la navigation... et de la géométrie et de l’astronomie également... Le Seigneur, de sa main providentielle, déverrouilla mon esprit, m’envoya sur la mer et me donna l'ardeur à l'action. Ceux qui entendirent parler de mon entreprise la qualifièrent de folie, se moquèrent de moi et rirent. Mais qui peut douter que le Saint-Esprit m’ait inspiré ? » (New Brunswick : Rutgers University Press, 1959, pp. 19-20.)
Au roi Ferdinand, Colomb a dit : « Je suis venu vers votre majesté comme l’émissaire du Saint-Esprit », ce sur quoi Wassermann, l’auteur, a commenté : « De la même manière, devant cette pieuse assemblée à San Esteban, il insista pour qu’on le considérât comme inspiré » (page 46).
À la page 62 de ce livre, l’auteur dit : « Son accomplissement ne lui semblait pas quelque chose d’insignifiant et de fortuit : à ses yeux, c’était si formidable, si indiciblement grand que cela n’aurait pu être accompli que par l’assistance directe de Dieu. »
Washington Irving, décrivant Colomb devant la reine Isabelle, dit qu'il « exposa ses plans avec éloquence et zèle, car il se sentait, comme il le déclara par la suite, enflammé comme par un feu d’en haut et se considérait comme l’instrument choisi du ciel pour accomplir ce grand dessein » (Life and Voyages of Christopher Columbus, p. 712).
Le propre fils de Colomb, Fernando, dans une biographie de son père, a cité le découvreur disant : « Dieu me donna la foi et ensuite le courage afin que je fusse tout à fait disposé à entreprendre le voyage. »
Le dernier testament de Colomb indique en partie : « Au nom de la Sainte Trinité qui m’inspira... »
Le témoignage du découvreur de l’Amérique est que Dieu vit, car il l’a inspiré. N’accepterons-nous pas sa parole ?
Et qu’en est-il du père de notre patrie, George Washington ? Il a rendu le même genre de témoignage.
Washington n'a pas pris le commandement de son armée avant de s'être tourné vers le Tout-Puissant en humble prière. Il n'a engagé aucun combat qui ne soit précédé d’appels à la Divinité, et il n’y a jamais eu de victoire qui ne soit suivie d’une reconnaissance de l’aide divine.
Caractéristique de ces expressions est son annonce mémorable aux troupes après la bataille de Yorktown :
« Le service divin doit être accompli demain dans les diverses brigades et divisions. Le Commandant en chef recommande instamment que les troupes qui ne sont pas de service y assistent universellement avec ce sérieux de comportement et cette gratitude de cœur que la reconnaissance de telles interventions réitérées et étonnantes de la Providence exige de nous. »
Dans ses ordres d’adieu à l’armée, datés du 2 novembre 1783, il a dit : « Les interventions singulières de la Providence dans notre condition de faiblesse étaient telles qu’elles pouvaient à peine échapper à l’observation des moins attentifs. »
Au Congrès, le 30 avril 1789, il a dit : « Aucun peuple ne peut être tenu de reconnaître et d’adorer la main invisible qui conduit les affaires des hommes plus que le peuple des États-Unis. Chaque étape par laquelle ils ont avancé vers le statut d’une nation indépendante semble avoir été distinguée par quelque marque d’intervention providentielle. »
Washington savait, et a témoigné, que Dieu vit et qu’il a sa main sur l’Amérique. N’accepterons-nous pas sa parole ?
Et qu’en est-il de celui qui a sauvé notre pays au temps de la guerre de Sécession ? Abraham Lincoln a rendu un témoignage semblable à celui de Washington, à plusieurs reprises.
L’une de ses déclarations les plus impressionnantes fut celle-ci : « J’ai eu tant de preuves de la direction de Dieu, tant d’occasions où j’ai été dirigé par un pouvoir autre que ma propre volonté, que je ne peux douter que ce pouvoir vienne d’en haut... Je suis convaincu que lorsque le Tout-Puissant veut que je fasse ou ne fasse pas une chose particulière, Il trouve un moyen de me le faire savoir. »
Alors qu’il partait pour la ville de Washington après son élection, Lincoln a dit à ses voisins qui s’étaient rassemblés pour lui dire au revoir : « Sans l’assistance de cet Être divin, je ne peux réussir. Avec cette assistance, je ne peux échouer. Confiant en celui qui peut aller avec moi et rester avec vous, et être partout pour le bien, espérons avec confiance que tout puisse encore bien se passer. En vous recommandant à ses soins, comme j’espère que dans vos prières vous me recommanderez aux siens, je vous fais mes adieux affectueux. »
Lincoln n’avait aucun doute sur l’existence de Dieu. Il savait que Dieu vit, en raison de son expérience presque quotidienne. N’accepterons-nous pas sa parole ?
L’un des témoignages les plus convaincants du passé vient des habitants autochtones de l’Amérique. Alors que la recherche attentive rassemble les faits maintenant révélés par les érudits de l’ancienne Amérique, il apparaît une preuve claire et convaincante que les anciens Américains ont réellement connu le Christ personnellement, et qu’il a marché et exercé son ministère parmi eux.
Probablement la plus persistante de toutes les traditions transmises à travers les générations passées jusqu'à nos Indiens actuels, tant d’Amérique du Nord que du Sud, est celle du Grand Dieu blanc. Cet être est venu parmi leurs ancêtres en des temps anciens, a guéri leurs malades, a ressuscité certains de leurs morts, et leur a enseigné un mode de vie fraternel. Certaines traditions disent qu’il leur a enseigné que lorsqu'il était né dans la chair, il était le fils d’une vierge.
Ce Grand Dieu blanc a promis qu’un jour il reviendrait.
La Venta Stela 19, (Delange)
Quand les explorateurs espagnols sont venus, comme vous le savez bien, les Indiens croyaient que leur chef était le Dieu blanc qui revenait. C’est ce qui a rendu leur conquête si facile et explique le manque de résistance de la part des indigènes.
Le capitaine Cook a trouvé la même tradition dans les mers du Sud, et comme Cortés, il en a tiré parti. Il est remarquable que les autorités disent que les habitants autochtones de l’Amérique en savaient plus sur la religion chrétienne que leurs conquérants européens, et qu’une forme définie de christianisme existait en Amérique avant que Colomb ne vienne sur ces rivages.
Le Dr Daniel H. Brinton, par exemple, a dit que l’existence de ces traditions est irréfutable et qu’elles étaient intimement et largement répandues du Chili jusqu'à l’Alaska bien avant que les habitants de cet hémisphère n’aient vu un homme blanc.
Un autre savant de renom, Miles Poindexter, a écrit que la tradition des Incas concernant le Dieu blanc était un concept de notre Créateur plus noble et plus éclairé que celui des Européens.
Est-il possible que le Christ soit venu dans l’ancienne Amérique, donnant à cet hémisphère un témoignage de son existence ?
Ce n’est pas seulement possible, c’est un fait. Le récit ancien de sa venue, révélé dans le Livre de Mormon, est clair et convaincant.
Ce registre montre qu’après sa crucifixion et sa résurrection en Palestine, le Sauveur est venu vers ses « autres brebis » ici en Amérique. Il parle d’une multitude rassemblée dans l’attente et ajoute :
« ... ils entendirent une voix comme si elle venait du ciel ; ...
« ... et elle leur disait :
« Voici mon Fils bien-aimé, en qui je me complais, en qui j’ai glorifié mon nom : écoutez-le.
« Et il arriva que lorsqu’ils comprirent, ils levèrent de nouveau les yeux vers le ciel ; et voici, ils virent un Homme descendre du ciel ; et il était vêtu d’une robe blanche ; et il descendit et se tint au milieu d’eux...
« Et il arriva qu’il étendit la main et parla au peuple, disant :
« Voici, je suis Jésus-Christ, dont les prophètes ont témoigné qu’il viendrait au monde.
« Et voici, je suis la lumière et la vie du monde ; et j’ai bu à cette coupe amère que le Père m’a donnée, et j’ai glorifié le Père en prenant sur moi les péchés du monde, en quoi j’ai souffert la volonté du Père en tout depuis le commencement.
« Et il arriva que lorsque Jésus eut dit ces paroles, toute la multitude tomba à terre ; car ils se souvenaient qu’il avait été prophétisé parmi eux que le Christ se montrerait à eux après son ascension au ciel.
« Et il arriva que le Seigneur leur parla, disant :
« Levez-vous et venez à moi, afin de mettre la main dans mon côté, et aussi afin de toucher la marque des clous dans mes mains et dans mes pieds, afin que vous sachiez que je suis le Dieu d’Israël, et le Dieu de toute la terre, et que j’ai été mis à mort pour les péchés du monde.
« Et il arriva que la multitude s’avança, et mit la main dans son côté, et toucha la marque des clous dans ses mains et dans ses pieds ; et cela, ils le firent, s’avançant un à un jusqu’à ce qu’ils se fussent tous avancés, et eussent vu de leurs yeux, et touché de leurs mains, et connussent avec certitude et eussent témoigné qu’il était celui à propos duquel les prophètes avaient écrit qu’il viendrait.
« Et lorsqu’ils se furent tous avancés et eurent été eux-mêmes témoins, ils s’écrièrent d’un commun accord :
« Hosanna ! Béni soit le nom du Dieu Très-Haut ! Et ils tombèrent aux pieds de Jésus et l’adorèrent » (3 Néphi 11:3, 6-17).
Il a béni leurs enfants, a guéri leurs malades, a ressuscité même leurs morts, et a établi son Église parmi eux.
C’est le récit véridique de la visite du Christ – le Grand Dieu blanc – à l’ancienne Amérique. C’est ce qui a donné naissance aux traditions qui vivent encore dans le cœur des Indiens d'Amérique et des indigènes des mers du Sud.
Ainsi, l’ancienne Amérique, tant dans ses annales écrites que dans ses traditions, déclare que Dieu vit et que Jésus est son Christ. Pouvons-nous douter de témoignages aussi grands que ceux-ci ?
Mais l’Amérique moderne rend également témoignage de Dieu et du Christ. Le Tout-Puissant a suscité un nouveau prophète moderne sur la terre comme, autrefois, il avait suscité Moïse et d’autres. Et comme il est apparu à Moïse, lui parlant comme un homme parle à son ami, ainsi, à notre époque, il est apparu personnellement à un prophète américain, et il a parlé face à face à ce prophète, lui donnant la révélation.
Ce prophète américain était Joseph Smith. Sa première vision du Tout-Puissant survint alors qu’il était un jeune homme, en réponse à une humble prière. De cet événement, Joseph Smith a écrit :
« ... exactement au-dessus de ma tête, une colonne de lumière, plus brillante que le soleil...
« ... Quand la lumière se posa sur moi, je vis deux Personnages dont l’éclat et la gloire défient toute description, et qui se tenaient au-dessus de moi dans les airs. L’un d’eux me parla, m’appelant par mon nom, et dit, en me montrant l’autre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoute-le ! » (Joseph Smith — Histoire 1:16-17).
À cette occasion, Joseph a non seulement vu le Père et le Fils, mais il a aussi parlé avec eux, a posé ses questions, et a reçu des réponses.
Vous rendez-vous compte ? Dieu et son Christ sont venus en Amérique – aux temps modernes – et ont parlé à un jeune Américain face à face, et l’ont appelé à être prophète !
Plus tard encore, en compagnie de son associé, Oliver Cowdery, Joseph a été de nouveau visité par le Sauveur. De cette expérience, qui a eu lieu dans le temple construit par le peuple mormon à Kirtland (Ohio), il a écrit :
« Nous vîmes le Seigneur debout sur la balustrade de la chaire, devant nous. Sous ses pieds, il y avait un ouvrage pavé d’or pur, d’une couleur semblable à l’ambre.
« Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; les cheveux de sa tête étaient blancs comme la neige immaculée ; son visage était plus brillant que l’éclat du soleil ; et sa voix était comme le bruit du déferlement de grandes eaux, la voix de Jéhovah, disant :
« Je suis le premier et le dernier ; je suis celui qui vit, je suis celui qui fut immolé ; je suis votre avocat auprès du Père » (D&A 110:2-4).
Et encore, avec Sidney Rigdon, Joseph a été une fois de plus béni d’une vision de la Divinité. De cela, il a écrit :
« Et maintenant, après les nombreux témoignages qui ont été rendus de lui, voici le témoignage, le dernier de tous, que nous rendons de lui : qu’il vit !
« Car nous le vîmes, et ce, à la droite de Dieu ; et nous entendîmes la voix rendre témoignage qu’il est le Fils unique du Père ;
« que par lui, à travers lui et en lui, les mondes sont et furent créés, et que les habitants de ceux-ci sont des fils et des filles engendrés pour Dieu » (D&A 76:22-24).
L’Amérique est une terre choisie de Dieu pour une œuvre grande et divinement désignée.
Un élément essentiel à l’accomplissement de cette tâche est un témoignage infaillible que Dieu vit. Ce témoignage est ici. Il vient du monde ancien ; il vient d’aujourd’hui. Il vient de nos dirigeants nationaux, et il vient de prophètes modernes suscités pour l’œuvre spéciale de Dieu en ces derniers jours.
Le témoignage de tous, unis et ensemble, est que Dieu vit, et que Jésus est son Christ. C’est le témoignage des saints des derniers jours dans le monde entier. Ils savent que Dieu vit, car leurs prophètes modernes l’ont vu.
Et c’est notre humble témoignage, au nom sacré de Jésus-Christ. Amen.